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C'est à partir de l'unité du psychisme humain comme hypothèse de départ que la pensée de Georges Devereux avance une relation d'équivalence entre l'inconscient privé et la culture: une investigation ethnologique peut amener selon lui à la connaissance des fantasmes privés dans la mesure où des items culturels les figurent sous forme de conduites ou de représentations collectives. Cette œuvre introduit ainsi le principe d'un double énoncé, ethnopsychanalytique, appelé complémentariste, jugé indispensable par Devereux pour la compréhension des faits de la vie mentale et les troubles psychopathiques. Ceux-ci sont interprétables en termes de participation ethnique et/ou idiosyncrasique, c'est-à-dire en termes d'interprétation subjective des segments culturels disponibles. L'œuvre de Devereux (1927-1980) peut représenter une application de la théorie et la méthode psychanalytiques; en môme temps qu'un dépassement du clivage habituel entre des approches ethnologique et psychanalytique par l'adoption d'un point de vue, qui fait des sujets à part entière de l'observateur et l'observé, avec leur inconscient; et d'un modèle, celui de la relativité. Les réponses de Devereux pour ce qui concerne les différences culturelles et leur repérage par les psychanalystes ne sont pas directement traitées: elles sont à inférer du travail exercé par l'ethnologue et le psychanalyste sur leur contre-transfert.