You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Ce commentaire qui vient là pour engager un débat sur un plan théorique n'a pu être suscité que parce que les implications cliniques qui le sous-tendent et celles sur lesquelles il débouche sont de première importance. Notre travail, en effet, ne passe par le pont de la théorie que parce qu'il part de la clinique et qu'il y aboutit. L'homosexualité est donc traitée ici en tant que problème clinique, comme elle l'a été par Freud1.
Ces guillemets pourraient passer aussi inaperçus que le titre d'un article de l'honorable revue The Psychanalytic Study of the Child, 1991, « Le psychanalyste homosexuel », signé Richard A. Isay. Il n'a que peu frappé mon regard, alors que je parcourais l'ensemble des « contributions cliniques ». Il s'insérait entre un article sur le but de la psychanalyse d'enfant et un autre sur les fantasmes d'autocréation. Peut-être est-ce soudain la fantaisie d'un lien qui m'est passée par l'esprit entre le but, tout simplement, de la psychanalyse et la mise au jour de l'omnipotence infantile? Peut-être est-ce aussi la rencontre entre le sens implicite que porte toute mise en ordre éditoriale et mon esprit en quête de sens? Mon regard s'arrêta sur ce titre, puis sur ce texte, et je me suis demandée si l'éditeur voulait nous engager à penser lui aussi le rapport que je venais de faire entre le but de la psychanalyse et le fantasme d'auto-engendrement, plaçant l'homosexualité à la charnière de ces deux éléments. Quel est en effet le destin d'un tel fantasme dans l'inconscient de l'homosexuel? Je décidai de lire cet article. Voici comment je le compris.