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En 1937, pour Freud, le roc sur lequel bute la psychanalyse, c'est le refus du féminin. Ou plutôt: les refus. Les femmes refusent la réalité, elles n'ont pas de pénis, tandis que le refus des hommes se situe, lui, par rapport au fantasme: les hommes s'entêtent trop souvent à refuser ce qui n'est en fait qu'un malentendu. En effet, si une position déférente, soumise, passive, et pour tout dire, féminine envers un maître induit des fantasmes de castration, ce ne sont que des fantasmes et pas du tout une réalité.
A ce refus l'analyste ne peut opposer que sa force de conviction. A chacun sa préférence pulsionnelle, référence au texte de 1908. Oui mais pourquoi préférer penser que la position féminine envers un autre homme serait une castration, quitte à la refuser? Sans doute les intéressés ont-ils des motifs pour penser ainsi. Refuser un danger, c'est en effet le reconnaître; le risque de castration désigne du connu, bien circonscrit, visible sur le corps, et annoncé autrefois par une messagère. De plus, ce risque on peut le mettre en scène psychique avec des protagonistes, de l'espace, du temps et des actions diverses infiniment imaginables. Bref, pour négocier et refuser ce risque, d'abord on se le représente.
En irait-il de même avec un féminin que la préférence pulsionnelle semble prudemment éviter? En fait, ce qui est ici très précisément en jeu est le statut du représentable. Tout ce qui est désigné en termes de « castration » est aisément représentable par et dans le travail psychique; tout ce qui, en revanche, tient à l'intérieur, à l'invisible, à l'inconnu, auxquels renvoie la réalité du manque — cette réalité contre laquelle se battent vainement les femmes —, ce monde est-il susceptible de se laisser représenter? Certes, en rabattant le féminin sur le