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J. et M. Cournut font débuter leur rapport par les questions que soulève la phrase de Freud qui suggérerait que les enfants ont à la disposition de leur psychisme « une connaissance plus ancienne, meilleure ». Les rapporteurs font bien ressortir toute la conflictualité liée à cette connaissance puisque le refoulement la marque de sa défense et que les contre-investissements s'expriment dans la production des choses fausses.
Dans les dernières pages de leur texte, J. et M. Cournut reviennent sur la question, soulevée au départ et restée en suspens, mais qui a couru tout au long de leur travail. Ils ont interrogé subtilement les textes, émis de riches hypothèses et admis que les constructions élaborées à partir de ce qui est demeuré définitivement dans l'inconscient ne peuvent être à la fois que vraies et fausses.
Ils s'arrêtent plus longuement sur l'éventualité que la « connaissance perdue » aurait quelque chose à voir avec des représentations maternelles enfouies. Que deviennent-elles chez le garçon et chez la fille? Le complexe de castration est venu les réorganiser lorsqu'elles nous sont présentées dans leurs formes substitutives.
Nous voilà renvoyés, de ce fait, au féminin, dans les deux sexes et qui, selon la logique freudienne, n'est envisagé que dans un contexte phallique.
La bisexualité psychique est constitutionnelle et contient des motions actives et passives s'exprimant, dès le départ, chez tous êtres humains. Freud nous dit que « si on les réfère à la différenciation entre les sexes qui survient plus tard…, on peut les appeler masculins et féminins ».
Le féminin ou la position féminine (à différencier, précisent les auteurs, de l'évolution psychosexuelle de la fille et de la féminité) est donc bien une désignation de qualité psychique et elle est à « étudier chez l'homme au même titre que chez la femme ».