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A la suite de Monique et de Jean Cournut qui posent la question: « Le féminin, dans les deux sexes, comment l'aborder? », j'ajouterai: « Et comment l'aborder en particulier, chez l'homme? »
De quel épais mystère, en effet, s'entoure, le plus souvent, pour l'homme, le féminin et son féminin? De quelle Unheimlich (inquiétante étrangeté) se sent-il, à son évocation, soudain saisi? Pourquoi l'homme, lorsqu'il n'est pas irrésistiblement conduit, pour s'abriter de la menace de castration, à faire d'une position féminine un refuge, devient-il soudain la proie d'évidentes craintes quand il est confronté à son féminin, ou à des aspirations provenant de motions féminines? Par quels sentiments d' « insoutenable légèreté » (ou d' « insoutenable lourdeur ») se sent-il, à ces moments, envahi? Que reflètent ces sentiments pour qu'ils deviennent, alors, si conflictuels et, dans certains cas, si insurmontables pour sa psyché?
On ne peut qu'être reconnaissant et remercier les rapporteurs d'avoir, à leur manière, dans la seconde partie de leur passionnant travail, partie qui concerne le féminin, posé les principaux jalons qui permettent la mise en perspective de nombreuses voies d'approche et apporter ainsi, avec un réel bonheur, certaines réponses.
Néanmoins nous sentons que, pour eux — et peut-être pas seulement pour eux —, il subsiste un malaise… quelque peu perceptible dans les propositions qu'ils avancent à la fin de leur rapport. En effet, comment pouvoir définir et conceptualiser au plus près, à propos du féminin chez l'homme, ce qu'ils désignent comme cette part d'insaisissable, cette dérobade dans la passivité et le masochisme? Pourquoi ce féminin, attribué aux femmes, devient chez l'homme, et pour l'homme, si difficile à penser? Pourquoi n'est-ce jamais qu'en négatif, par son refus, ou en fonction de variables asymptotiques, que les modalités du féminin chez l'homme apparaissent et ne peuvent être qu'ainsi appréhendées, sinon cernées? Qu'y a-t-il d'inhérent ou de propre, au fém