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« Non, ce n'est pas ma mère! » En ce dernier jour de Congrès, l'exemple proposé par Freud dans l'article sur « La dénégation » résonne d'harmoniques.
Ce niveau de fonctionnement psychique, tout proche d'un refoulement prêt à se lever, pourrait bien caractériser le psychisme des humains, à propos d'une imago maternelle pénétrante, séductrice certes, mais surtout inquiétante; fonctionnement psychique tout près de reconnaître l'importance de la représentation maternelle (dans l'exemple cité, c'est de la perception visuelle dans le rêve dont il s'agit).
De l'exemple princeps de dénégation, on pourrait rapprocher un trait de la psycho-pathologie de la vie quotidienne, à propos des couples en général, homosexuels certainement, mais aussi bien hétérosexuels, chacun projetant sur l'autre, quel que soit son sexe, une imago de mère archaïque. La fuite, si pertinemment relevée par Freud, du féminin dans les deux sexes, serait, d'abord, la fuite de l'objet maternel perdu, mais aussi suffisamment investi pour qu'on se soit identifié(e) à lui… éperdument. Perte de l'objet mauvais puisque absent, et fuite, seconde, d'une identification maternelle donc aussi féminine, que seule celle du père de la horde peut, péniblement parfois, contrebalancer.
La vie psychique ne cesserait-elle de tisser l'histoire de la recherche et de l'évitement de la mère et de son féminin?
Dans ce travail de mise à distance du premier objet maternel et féminin, investi à la fois comme lieu de retrouvailles idylliques et comme risque de fusion mortifère, c'est bien… chez cette mère elle-même que l'enfant trouve une alliée. En effet celle-ci, à être mère, est aussi fille, habitée par sa propre problématique œdipienne, ayant vécu pour son propre compte un complexe de castration et retrouvant, au contact psychique de son enfant, les enjeux du désir