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« Les enfants produisent beaucoup de choses fausses dans le but de contredire une connaissance plus ancienne, meilleure, mais devenue inconsciente et refoulée. »
Telle est l'épigraphe du premier chapitre du rapport de J. et M. Cournut, citation extraite de l'article de Freud de 19081.
C'est en même temps un fil rouge qui court à travers leur travail jusqu'à cette interrogation dans les dernières pages: « A cette première question restée en suspens… qu'est-ce qui est ignoré, refoulé… qui reste dans l'inconscient comme une connaissance ancienne, meilleure mais refoulée… »
Nous savons que cette apparence de retour au point de départ est en fait un rebond, lequel conduit les auteurs à la postface du rapport. Celle-ci conjoint la connaissance inconsciente et la seconde phase du fantasme « on bat un enfant »2.
Mais revenons au point de départ.
La citation de Freud s'inscrit, remarquons-le, dans le contexte des théories sexuelles secondaires, c'est-à-dire « les recherches sexuelles tardives des enfants ou des adolescents demeurés au stade infantile ».
Par rapport à celles-ci, la « connaissance meilleure » était celle des théories sexuelles primaires (tous les humains ont un pénis; l'enfant doit être évacué comme une selle; la conception sadique du coït).
En même temps, ces deux ensembles de théories ont en commun l'ignorance du vagin (unkenntnis).
Pas de théorie sans ignorance.
Nécessité d'ignorer le vagin pour penser.