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F. Guignard-Bégoin pose la question de la « bêtise » névrotique que manifeste l'intelligent petit Hans, soumis aux pressions contradictoires et aux mensonges de son entourage. Il s'agit pour ses parents et aussi pour Freud d'organiser la méconnaissance de l'enfant et de maintenir, au moins de soutenir, une théorie « unisexe ». Je souhaite reprendre sous cet angle le texte de Freud, « Sur la fausse reconnaissance ». Le titre même, donné en français, nous porte au cœur de notre question: reconnaissance, fausse reconnaissance. Les héros principaux de ce texte sont, je le rappelle, l'Homme aux loups et un mystérieux correspondant « originaire d'une ville universitaire allemande ». Cet écrit de 1912 introduit ce qui sera développé plus tard dans le récit de l'analyse de l'Homme aux loups, dans « Le fétichisme » et dans « Le clivage et les mécanismes de défense ».
Il y a fagots et fagots, dit Freud à propos du mot d'esprit. On peut dire aussi qu'il y a fétiche et fétiche: quel rapport y a-t-il entre le fétiche décrit dans le texte de 1927, qui est un édifice de mots tirés de trois langues associé à un jeu de miroirs, et l'objet puant du fétichisme ordinaire, sinon que, objet de pensée ou quasi-étron, ils sont l'un et l'autre un aide-mémoire à la théorie vacillante du monisme phallique.