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En étudiant à travers le rapport de Jean et Monique Cournut la littérature consacrée à la féminité, bien souvent se révèle vis-à-vis des opinions de Freud à ce sujet une attitude polémique. Le rapport de Jean et Monique Cournut, d'une façon atténuée à vrai dire, reste marqué par endroits de cet aspect.
Ainsi, en place de situer historiquement une œuvre et d'en montrer les conséquences dans l'évolution des études portant sur la même discipline, il se répète une attitude passionnelle qui, dans une certaine mesure, dénie la mort de Freud. En général après sa disparition, l'œuvre d'un penseur se trouve à l'abri des passions qu'elle a pu susciter. Bien sûr, en ce qui concerne Freud, l'apport révolutionnaire de son œuvre, la troisième injure narcissique imposée à l'homme, ne pouvait pas laisser le monde indifférent. Mais, à l'intérieur du monde psychanalytique, les passions toujours vives, exprimées vis-à-vis de Freud à propos de ses opinions sur la féminité, doivent s'originer depuis des sources particulières. En effet, tout le monde reconnaît que les idées de Freud sur le psychisme féminin étaient incomplètes sous bien des aspects, ce qu'il reconnaissait d'ailleurs lui-même. Je n'ai pas l'intention de refaire à ce propos un inventaire qui justement a été très bien fait par les rapporteurs, mais de remarquer que les critiques qui formulent une quasi-accusation de machisme quand Freud insiste sur le fait que la sexualité infantile est dominée par le pénis universel, comme le disent Jean et Monique Cournut, sont les mêmes qui reprochent à Freud de n'avoir étudié la féminité que chez les hommes. De là à vivre avec mauvaise humeur la frustration que comporte un objet d'étude si manifestement favorisé, il n'y a qu'un pas qui pourrait entraîner une conclusion bizarre. Ce n'est pas ce que Freud a écrit sur les femmes qui suscite l'animosité mais le fait que, non seulement il n'a pas assez écrit sur ce sujet, mais aussi, fait aggravant, qu'il en convient. Ainsi va persister durab