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Les quelques réflexions que je proposerai ici sont issues essentiellement de la très longue analyse d'un patient pervers, analyse dont le pivot a été la mise au jour d'une identification féminine et, dans le même mouvement, du désir d'être la fille-phallus de la mère et de l'analyste en tant que femme.
Cette phase du travail analytique s'est déroulée à plus d'un titre sous le sceau du féminin, mais dans la mesure où elle a comporté de part et d'autre une exclusion momentanée de la question de la différence des sexes, peut-être serait-il plus adéquat de la définir sous le cachet du maternel?
Il s'agissait bien pour cet homme de tenter de répondre au désir d'une mère qui ne voulait que des filles et qui n'a aimé que sa mère, mais aussi de repérer quel objet (partiel) il aurait fallu être pour la combler en tant que femme.
L'investissement par la mère du corps entier de l'enfant comme objet partiel (comme étron, comme pénis, comme clitoris, qu'en serait-il s'il s'agissait du vagin?) est plus souvent envisagé dans son aspect narcissique que dans la dimension érotique, laquelle a pourtant laissé des traces qui, dans les cas graves, entretiennent une confusion au niveau de l'identité. Il s'agit pour le sujet qui est encore bien près de n'être qu'un objet, d'être ce qui fera jouir le corps féminin de la mère dans un fantasme et un vécu qui impliquent son activité masturbatoire à elle.
Je pense par exemple à une patiente femme présentant une personnalité en faux-self qui assurait son assise narcissique et tout son projet de vie sur le fantasme d'être en entier le pénis qui « bande » sans arrêt pour faire jouir la mère, restant toujours à sa disposition, on pourrait dire à portée de main. « Je suis le