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La présentation de leur rapport par Monique et Jean Cournut m'amène à évoquer les liens observables entre le processus de parentalisation du père et de la mère, les identifications sexuées qu'on y observe et les fantasmes de castration qui les ponctuent. J'évoquerai ici l'exemple d'une recherche longitudinale portant sur une famille « non clinique »1, 2, recherche visant à étudier le processus de « triadification » et son évolution vers la triangulation psychique, celle qu'on définit sous le nom d'œdipienne.
A cinq mois, on avait repéré un court moment où, suivant les consignes données aux parents du « roi Xerxès », la mère devait se séparer de son bébé et faire appel à son mari. Elle avait montré une hésitation de quelques secondes et s'était gratté la tête avant de faire appel à son mari qu'elle avait désigné par son prénom3.
Xerxès a vingt-deux mois quand le groupe de recherches me charge d'enquêter sur cette microsituation: j'observe alors le groupe de trois à travers la glace sans tain. La mère se cache derrière un double rideau qui masque une fenêtre et essaye d'organiser un jeu de cache-cache; je remarque avec surprise que Xerxès refuse ce jeu; il tire sa mère par la jambe et la conduit jusqu'à son père. Il s'arrête