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Dans cette intervention, j'ai choisi de me limiter à quelques propositions et d'en restreindre ici les arguments et les développements, me réservant de les reprendre par ailleurs. Ceci m'a conduit à prendre des options; ainsi celle de traiter du fond commun plutôt que des différences, fussent-elles « petites différences » — et ce choix méthodologique, que j'espère fructueux, je crois bien que c'est votre texte, mes amis, qui me l'a inspiré.
Mais commençons. Vous avez engagé le dialogue sur ma proposition de considérer que « la castration renvoie au hiatus structurel et structurant entre représentations et affects, ouverture dont le rôle est tout à la fois de séparer pour distinguer et d'articuler pour signifier »; autrement dit, si la castration peut se définir à renvoyer à un manque, c'est parce qu'elle « représente, au sens plein du terme, la discontinuité nécessaire à assurer la continuité du fonctionnement psychique »1. Je tends d'ailleurs à penser que si Freud a pu parler — de façon assez stupéfiante au premier abord — de la castration comme d'une « réalité », c'est parce qu'il considérait que celle-ci devait s'enraciner dans une expérience psychique tangible, qu'elle devait s'initier par une expérience éprouvée par chacun et vérifiée tout au long de la vie; c'est ce que pourrait bien représenter la relation, toujours insuffisante et insatisfaisante, entre affect et représentation. A mon argument, vous avez bien voulu vous intéresser et, pour une part, y adhérer.
Pour une part… En effet vous hésitez, dites-vous, à propos de ce que je réfère comme castration, ne sachant trop « s'il s'agit de la menace, de l'angoisse, de l'horreur, du scénario représentatif ou du complexe »; vous voulez bien qu'elle puisse être « sans doute tout cela, mais aussi autre chose » — et c'est bien ainsi que je la vois. Mais vous venez alors buter, dites-vous, sur la fonction symbolique; je la mentionnais, pourtant, mais sans doute trop rapidement. Je spécifiais