You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
On connaît1 l'article de Winnicott (1971), « Clivage des éléments masculins et féminins chez l'homme et chez la femme »2, cité par Monique et Jean Cournut, dans lequel il introduit l'étrange notion du « féminin pur » dans les deux sexes, comme une identification primaire au sein, « apulsionnelle ». Voilà qui légitime la démarche de ceux qui parlent d'un en-deçà du pulsionnel, conceptualisé en terme d'objet3. Bien entendu, n'en déplaise à Winnicott, cette terminologie n'est pas tenable en dehors d'un contrepoint de démarquation dé la théorie kleinienne, préoccupation qui n'est pas la nôtre. En effet, et d'autant plus avec la seconde théorie des pulsions, rien ne peut être plus pulsionnel que l'investissement de l'objet! Si l'on veut garder l'apport du travail de Winnicott, et l'essentiel est l'intérêt commun pour une meilleure compréhension des patients chez lesquels l'objectalité et l'intégration œdipienne ne vont pas de soi, un travail de traduction s'impose.
Une première remarque concerne cette « pureté » première. Que la pureté soit le produit d'un clivage nous conviendrait bien, mais Winnicott brouille les cartes en faisant de cet élément féminin pur, clivé, le vestige d'une première identification: First beeing, d'abord être, est la conclusion de son article. Pourtant nous savons bien que la pureté est toujours le résultat d'une idéalisation de l'objet et donc d'une sublimation de la pulsion. Après 1920, Freud explicite ce processus comme ne pouvant se réaliser que par une désintrication