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Au croisement de l'aspiration phallique et de l'angoisse de castration, les théories sexuelles infantiles portent l'enjeu de juguler l'angoisse de mort qui, elle, utilise la voie courte et tente, par la promotion du pénis universel, d'assurer l'intégrité du moi par le refus du féminin. L'énoncé de Freud, mis en exergue dans le texte du rapport, à propos des enfants qui produisent « les choses fausses dans le but de contredire une connaissance plus ancienne meilleure mais devenue inconsciente et refoulée »1, est enrichi de l'interrogation des auteurs du rapport à savoir: « Si le complexe de castration consiste en une mise en représentations psychiques, conscientes et inconscientes, la connaissance perdue ressortirait-elle du registre de l'irreprésentable? »2 Cette question me permet de proposer l'hypothèse que l'irreprésentable qui sous-tend la théorie infantile du complexe de castration serait du ressort de la pulsion de mort et constitue le refoulé. Le représenté, du registre de la pulsion de vie, constitue l'élaboration théorique qui rend compte de la présence et de l'absence du pénis. Les deux faces de la problématique du complexe de castration, représenté/irreprésenté, se rencontrent par la production imaginaire du phallus. L'étude de cette assertion se fera du représenté, l'angle du voir, à l'irreprésentable, l'angle de l'éprouvé.
Les théories infantiles du complexe de castration auraient leur raison d'être en assumant la fonction de refoulement du désir de mort (l'éprouvé, l'irreprésentable). A partir de l'affirmation de Freud, qui considère l'angoisse de castration