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« Celle-ci est ma préférée », dit Freud à H. D. en lui tendant une petite statue de Pallas Athéna. L'une de ses mains était tendue comme si elle tenait un bâton ou une baguette. « Elle est parfaite, dit-il, malheureusement elle a perdu sa lance. » Je ne répondis rien1.
Dans leur rapport, lu avec un plaisir chaque fois renouvelé, « un peu, beaucoup, passionnément », M. et J. Cournut nous proposent tout d'abord de reprendre l'ensemble des textes freudiens — sous l'angle de la castration et du féminin — en prenant comme fil directeur les observations cliniques de Freud, issues pour la plupart, mais pas toujours, de sa pratique personnelle d'analyste. Les auteurs commencent Natürlich par l'étonnant petit Hans, et regroupent d'abord dans leurs quatre premiers chapitres les cas masculins: celui de l'Homme aux rats, de l'homme qui fait un choix amoureux particulier, de Léonard, de Schreber, et enfin celui de l'Homme aux loups. A partir de ce dernier, « le complexe de castration acquiert dans l'ensemble métapsychologique une place majeure. Son modèle implicite est celui d'une découpe sur le corps, son rôle est d'assurer une négociation: la partie pour le tout ». Ceci avec un succès variable d'un cas à l'autre! M. et J. Cournut montrent en outre comment chacun des hommes étudiés par Freud tente à sa manière d'occulter et « de contredire une connaissance plus ancienne, meilleure mais devenue inconsciente et refoulée »2, en relation avec l'étrangement inquiétant du féminin. D'où le recours