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« Invitez-moi à passer la nuit dans votre bouche. »
Monique et Jean Cournut nous ont fait entendre une sonate à quatre mains, à deux voix, et en ont habilement développé les harmoniques et les fugues. Ce terme de « fugue » n'est pas étranger à leur propos, à l'axe principal de leur travail: la primauté du phallus, le pénis universel, le complexe de castration sont la plus tenace construction théorique infantile et adulte, le plus efficace contre-investissement, pour fuir, pour « contredire » (Freud) une représentation si insupportable, si horrible qu'elle fait osciller les auteurs depuis l'ignorance ou la perte d'une « connaissance plus ancienne… » (Freud) jusqu'au caractère « d'irreprésentabilité », en passant par toutes les formes de refoulement, déni, clivage, etc.
Je me propose de relever certaines de leurs propositions, de les critiquer et de les reprendre dans le sens d'une recherche qui m'est plus personnelle1.
Sont relevées par les auteurs les contradictions émises par Freud quant à l'antériorité du questionnement des enfants sur les origines: celle de la conception