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Si l'on considère que la sexualité de chacun des deux sexes s'organise par rapport au sexe de l'autre, ce que la mère transmet à l'enfant-fille s'inscrit dans sa relation avec le père de l'enfant, mais aussi dans le réveil inconscient de ses propres désirs œdipiens. « Ne pas réveiller l'angoisse de castration masculine » serait le contenu du message ainsi inconsciemment véhiculé. L'enfant-fille est alors investie et s'investit comme « phallique-toute-entière »; sexe hors circuit.
La féminité, comme cache et comme leurre, met à distance le « trou » angoissant. Le féminin se transmet plus secrètement et sous couvert de cette mise à l'écart du vagin.
C'est à travers des fantasmes masturbatoires intégrant activité phallique et passivité féminine que peuvent se reconstruire progressivement, en identification avec la mère, les rôles féminin et maternel futurs.
Règles et grossesse apparaissent comme des crises à valeur intégratrice, précédant et prolongeant la crise adolescente.