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« L'organisation génitale de la libido s'avère débile et trop peu résistante… », peut-on lire dans la nouvelle traduction de Inhibition, symptôme et angoisse (Freud, Œuvres complètes)1, et quelques lignes plus loin:
« … Peut-être la régression n'est-elle pas la conséquence d'un facteur constitutionnel mais celle d'un facteur temporel. Elle ne sera pas rendue possible parce que l'organisation génitale de la libido s'est trouvée être trop débile, mais parce que la rébellion du moi s'est instaurée trop précocement, dès la floraison de la phase sadique. »
On a beaucoup écrit et discuté ces dernières années sur la traduction2. Les attentes étaient à la hauteur des promesses: « Si vous avez lu Freud, vous n'avez jamais lu Freud », annonçait-on dans Le Monde3, mais la lecture de certains passages de ce nouveau Freud laisse un certain malaise.
De l'exemple précédent, nous dirons simplement que la traduction est erronée. Le sens n'y est pas. Schwächlich ici ne veut pas dire débile. C'est tout. Il est question ici de la force de l'organisation génitale: elle peut être faible (c'est le choix de Strachey4, mais aussi de M. Tort5) ou encore fragile, mais pas débile. La