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Cet ouvrage est le fruit d'une entreprise exemplaire de guidance parentale engagée par l'auteur à Toulouse depuis dix ans, et pour laquelle elle m'avait demandé d'assurer un groupe de supervision clinique trimestriel, en même temps qu'une formation de thérapeutes de parents dans le cadre de l'Université de Toulouse-Le Mirail. La préface de Serge Lebovici en éclaire bien l'enjeu.
La question de départ, en effet, qui court tout au long du livre, est celle-ci; pourquoi s'occuper des parents? ne prennent-ils pas la place du jeune patient? Kati Varga pense qu'il peut être utile d'écouter les parents « lorsque le jeune lui-même résiste à tout dialogue, à toute prise en charge et s'enferme dans sa souffrance à travers des comportements de violence ». C'est alors l'indication d'un travail pour constituer un ESPACE qui permette de penser les liens, et en particulier celui de la dépendance qui maintient le jeune sujet comme englué dans un en-deçà de toute demande.
« L'adolescent psychopathe, le toxicomane, pense Kati Varga, tentent de résoudre à travers des passages à l'acte et des prises de drogue, une dépendance qui les relie à un passé trop envahissant, incontournable ». C'est que « les parents sont souvent tributaires, à leur insu, d'une histoire qui les dépasse, qui a commencé bien avant eux et se joue à travers plusieurs générations ». Aussi est-ce afin d'aménager un minimum d'autonomisation, d'une génération à l'autre, qu'elle entreprend ce type de travail avec les parents. « Après avoir constaté sur le terrain, dit-elle, que certains adolescents pouvaient être tellement absorbés, aspirés par le présent (…) tellement éloignés de cet après-coup qui permet à un