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Inutile de dire que je ne me pose pas en arbitre. Je dirai mon opinion comme n'importe quel autre. Et dans tout ce que je peux dire, je suis très redevable à André Bourguignon, à Pierre Cotet, à Jean Laplanche surtout, et à François Robert. Je ne veux pas ressembler à ceux qui, fréquemment, dans les journaux et les revues scientifiques, critiquent des ouvrages touffus, riches en information, et qui, en guise d'introduction, exposent un savoir qu'ils n'ont pu acquérir que par le moyen de l'ouvrage critiqué.
Je ne ferai pas une chronique des traductions de Freud, de l'histoire de ses aventures dans la langue française. Cette histoire, la « singularité de cette histoire », a d'ailleurs déjà été esquissée par A. et O. Bourguignon1 en 1983 dans la Revue française de psychanalyse. Il faudrait parler de Jankélévitch, de Meyerson, de Marie Bonaparte, mais aussi de Claparède, d'Anne Berman, des Odier et d'autres. Dans un article court, il serait difficile de parler de toutes ces traductions, sinon en émettant des jugements sommaires.