You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Le dernier livre d'A. Green, intitulé Le travail du négatif, est constitué pour l'essentiel de travaux inédits, qui sont autant d'avancées dans sa réflexion sur un certain nombre de problématiques abordées par lui au cours de ces trente dernières années. Celles notamment de l'hallucination négative, du narcissisme dans ses deux versants, des relations de la pulsion et de l'objet, de l'objectalisation et la désobjectalisation, de l'idéal et de la sublimation, enfin celle des rapports de l'hallucination avec la perception, la représentation et le langage. Il complète l'analyse de ces différentes notions et, chemin faisant, en introduit de nouvelles, comme celles de pulsionnalisation des défenses du moi, de déliaison subjectale du moi, de « neg-sexualité comme on dit neg-entro-pie », ou d'analité primaire. Toutes lui permettent d'explorer plus avant le territoire du négatif, son espace de travail, en sa double portée structurante et déstructurante.
Si ces différents fils pouvaient apparaître jusque-là relativement « indépendants les uns des autres », l'auteur en effet les rassemble maintenant en un vaste ensemble, « le travail du négatif », qui donne son titre à l'ouvrage.
Pour nous faire comprendre le sens extensif qu'il donne à ce concept, pour découvrir ses sources, en suivre le cours dans la théorie de Freud, et enfin pour montrer son intérêt, tant dans la clinique analytique, que dans la théorie d'aujourd'hui, A. Green nous propose des entrées multiples: sémantique, linguistique, psychique2. Bien sûr surtout dans l'œuvre de Freud, mais aussi chez