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« Il faut admettre que mes films se prêtent évidemment aux interprétations, bien qu'ils ne traitent que des deux seuls sujets possibles, le sexe et la mort. »
Né au moment du débat qui agitait l'Angleterre au sujet de l'architecture, ce film prend comme objet le drame du créateur et pose de manière lancinante l'angoissante question qui l'habite: son œuvre est-elle inachevée ou, pire, y a-t-il seulement œuvre?
Les procédés chers à Peter Greenaway aboutissent ici à une construction implacable: la réflexivité, la mise en abyme, l'enserrement des thèmes dans des cercles concentriques se renvoyant les uns aux autres par superposition ou métaphore, en constituent les enveloppes narratives. Ces artifices font constamment obstacle au récit tout en définissant par là même le manque psychique fondamental qui les justifie.
Vous voulez dire que c'est vraiment tout?
« Qu'est-ce qu'il pourrait bien y avoir d'autre? », fait dire le réalisateur à ses personnages.
Manque psychique, rupture mentale, déliaison préconsciente nécessitent un langage cinématographique haletant, à la fois hyperstructuré et constamment coupé ou découpé, qui libère des affects intenses chez le spectateur.
L'objet du film — la création architecturale — sa structure fortement obsessionnelle et le statut de la douleur chez le héros sont des points qui peuvent conduire à une réflexion psychanalytique.