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La publication tant attendue de la correspondance Freud-Ferenczi continue à susciter de nombreuses communications, intéressantes à bien des égards. Le n° 34 (intitulé « Freud-Ferenczi, Chronique d'une correspondance ») de la revue Etudes freudiennes que dirige Conrad Stein est entièrement consacré à cette relation Freud-Ferenczi, et propose un choix de réactions… parfois surprenantes: correspondance « ennuyeuse », car « fabriquée » par un éditeur, nous dit J. Allouch dont cette provocation n'est pas la moindre de son intervention piquante.
Freud-Ferenczi? « Une formidable histoire d'amour et de séduction entre deux hommes » dans laquelle nous embarque T. Bokanowski, suivant le thème de l'auto-analyse de Ferenczi et de ses brefs moments d'analyse avec Freud: moments de « lune de miel » et orages difficiles façonnèrent cette relation inégale entre le maître âgé de cinquante-deux ans et le disciple d'à peine trente-cinq ans. Transfert massif et imbroglio sentimental, que Ferenczi demande à Freud de débrouiller, entraînèrent une confusion entre transfert sur la théorie et transfert sur la personne de Freud. La notion d'homosexualité psychique pas encore nettement théorisée rendait problématique l'efficacité des interprétations, et le nonanalysé chez Ferenczi induisit chez ce dernier ce que T. Bokanowski repère comme une dépression de transfert, dépression de transfert qui a conduit Ferenczi à l'élaboration de sa théorie du traumatisme et du clivage du moi.
C'est encore à cette homosexualité complexe que s'intéresse et nous intéresse grandement J. Forrester qui nous propose comme une gageure de centrer son étude sur une unique lettre: celle que Freud envoya à Gizella Palos, la compagne de Ferenczi, le 17 décembre 1911. J. Forrester fait ressortir à quel point l'idéal de sincérité, d'honnêteté psychanalytique, était inscrit dans la « passion » que Ferenczi portait à Freud, rencontrant des réticences chez un Freud qui « n'a plus aucun besoin de cette totale ouverture de la p