You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Le Coq-Héron ne dédaigne pas de publier des textes littéraires lorsqu'ils paraissent en rapport intéressant avec la psychanalyse. C'est ainsi que le n° 126 s'intitule: Littérature personnelle et psychanalyse, proposant des textes « autoréférentiels » dans sa première partie.
Ecriture et analyse s'entretissent, s'entrechoquent, font surgir un texte comme En lieu et place de K…, de R. Robin, tumultueuse incantation pour tenter de convoquer la mémoire de l'épopée tragique juive et mesurer l'impossibilité d'accepter le deuil.
Rappelant que l'analyse de Freud s'est « déployée » dans la correspondance avec Fliess, J. Rousseau-Dujardin se penche sur la question de la formulation ainsi que sur le problème de la découverte encore possible par le psychanalyste « écrivant », elle s'interroge sur la nature de l'intérêt suscité par les récits de cure. L'écriture avec l'exploration du langage peut prendre la relève d'une analyse suspendue, conclut-elle.
La deuxième partie de ce n° 126 du Coq-Héron nous propose une série d'articles à dominante théorique, et débute avec un passionnant article d'Anne Clancier, « De la psychocritique au contre-texte ». Dans ces pages claires, documentées, vivantes, soulignant d'abord que Freud avait cherché dans la littérature confirmation de ses théories, l'auteur passe brièvement en revue les différentes approches de critique littéraire fondées sur la psychanalyse. Matériel clinique, matériel littéraire ayant leur même source dans l'inconscient, A. Clancier nous fait part d'une de ses trouvailles concernant Guillaume Apollinaire. Par ailleurs, elle conte comment elle a été amenée à inventer le terme « contre-texte » par analogie avec contre-transfert, à la suite d'une étude des œuvres de Boris Vian, alias Vernon Sullivan. Elle nous montre quel peut être son fonctionnement psychique à elle au cours de certaines lectures et le bénéfice qu'elle a pu tirer de son analyse « contre-textuelle ». Les lectures littéraires peuvent aider l'analyste à comprendre