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A mes anciens analystes, en particulier à Willy Baranger.
A mes patients.
« Je congnois tout fors que moy-mesme. »
Etablissons quelques définitions préliminaires: le contre-transfert n'apparaît pas directement à la conscience mais se manifeste comme signe à décrypter ni repéré ni compris d'emblèe1, surgissant sous forme d'affects, de sentiments, d'associations, de représentations, de fantasmes, d'images, de lapsus, d'actes manques, de rêves, de métaphores ou comparaisons inattendues, tous rejetons de l'inconscient ou expressions directes de celui-ci — certains affects. Il se situe à l'opposé des représentations conscientes et des affects dont l'objet est d'emblée conscient. Le décryptage constituera une des étapes essentielles du travail de contre-transfert. Celui-ci n'est rendu conscient, mis en mots, qu'après avoir été soumis à l'auto-analyse, destinée à repérer le latent dissimulé par le manifeste. On peut concevoir aussi que les affects contre-transférentiels conscients jouent le rôle d'un signal, comme l'angoisse-signal décrite par Freud.
Le contre-transfert comporte des niveaux conscients, préconscients et inconscients. Comme pour le transfert, son niveau dynamique est inconscient. N'apparaissent à la conscience que des fantasmes-rejetons ou des affects déplacés, sauf si le moi a été submergé d'émotions suite à une défaillance du pare-excitarions.