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« Une idée devient fausse à partir du moment où l'on s'en contente. »
« Je tiens pour suspecte une pensée qui, tout en s'en défendant, a réponse à tout… »
Vingt ans après Michel Neyraut, mais en termes moins structuraux, Louise de Urtubey reprend à partir d'une cure ancienne une élaboration très ample, documentée et approfondie, du rôle fondateur du contre-transfert dans la cure psychanalytique. Quinze ans après le rapport de Serge Lebovici, la névrose de transfert est regardée dans une perspective doublement symétrique, puisque ce champ est embrassé à travers la seule clinique d'un adulte, vue du fauteuil de l'analyste.
Toute entreprise théorique ambitieuse nous fait parcourir la métapsychologie de part en part, mais ici le chemin éclaire des facettes nouvelles, issues de la théorie de la clinique, et des perspectives originales dans des paysages métapsychologiques pourtant bien connus.
L'auteur insiste sur l'importance particulière dans la cure des processus d'identification. C'est une certitude technique dont les cures d'enfants ont depuis longtemps montré de façon très immédiate l'importance et la réciprocité. Un enfant n'accepte de s'identifier, autrement que de manière fugace, qu'à un adulte qui a su d'abord s'identifier à lui. Cela s'observe aisément dans le jeu en séance: un jeune patient ne resterait pas très longtemps avec celui qui, stoïque, ferait semblant d'accepter la situation. Il n'est pas possible de faire bonne figure sans se laisser aller vraiment à l'engagement inconscient. Même bien tempéré, comme