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On peut considérer la réalité psychique comme l'ensemble des expériences, émotions et représentations inconscientes, incarnées dans des objets et ressenties par le moi comme étant intérieures et réelles. La réalité psychique est à mettre en rapport avec une autre forme de réalité — dont elle se différencie — dite extérieure (par rapport au moi) et qui est constituée de personnes, d'institutions, normes culturelles, lois, etc. La réalité psychique étant l'objet de l'observation psychanalytique, l'analyste ne peut en rendre compte qu'au travers de ce qu'il observe dans le cadre de la séance. On a coutume de dire que la réalité du transfert inclut la réalité psychique du patient, mais cette définition est incomplète. En ce qui concerne les effets de la technique clinique, il nous faut prendre en considération aussi bien la réalité psychique du patient que celle de l'analyste pendant la séance, chacun des deux protagonistes attribuant un sens à ce qui se passe, à partir de la place qui est la sienne. La situation du patient est déterminée par ses conflits, angoisses et défenses, ainsi que par son système de valeurs, c'est-à-dire l'ensemble de ses croyances et convictions qui viennent témoigner de la façon dont il résout ses difficultés. La situation de l'analyste implique, quant à elle, sa disponibilité affective qui varie suivant les jours, les époques, son âge ou encore suivant son état psychique. L'analyste a également son propre système de valeurs ainsi que des préjugés concernant la cure et la vie, de manière générale, appartenant, lui aussi, à un milieu social qui est d'ailleurs souvent le même que celui du patient. De l'analyste, il est peu