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Le fameux VIe Congrès international de psychanalyse eut lieu à La Haye, en 1920. Lors de cette rencontre, il y a de cela plus de soixante-dix ans, la psychanalyse d'enfants devait conquérir, pour la première fois, un petit espace de réflexion.
En témoignage de cet élan inaugural donné à la psychanalyse d'enfants au début du siècle et en gage de notre reconnaissance envers chaque enfant, nous tenterons ensemble de relever le défi qui nous est lancé et de réfléchir au thème de recherche de cette séance plénière : la réalité psychique infantile.
Dans les premiers temps de la psychanalyse, les rêves de l'enfant n'étaient analysés qu'à l'âge adulte, c'est-à-dire à une époque de la vie très éloignée chronologiquement de celle à laquelle remontait le rêve. Il fallut beaucoup de temps aux psychanalystes avant qu'ils ne découvrent le potentiel de richesses que renfermait le rêve chez l'enfant et les enseignements qu'ils pouvaient en tirer concernant les phases du développement (normal ou névrotique). C'est en 1926 que Melanie Klein et « Trude », une petite fille âgée de 3 ans et 3 mois, s'essayèrent pour la première fois à la compréhension des phénomènes oniriques au sein même de la situation analytique (M. Klein).
Depuis cette époque, nous n'avons cessé de nous interroger sur la place qu'occupent les rêves des enfants dans le processus analytique, ainsi que sur les innombrables moyens dont ils disposent pour se les remémorer et les analyser, tout comme les nombreux écueils qui les en empêchent.
Nous nous proposons dans cet exposé d'analyser différents rêves suivant un ordre croissant des difficultés posées, entre autres, par la manifestation des pulsions