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Cette revue, fondée en 1990, dont le comité scientifique et le comité de rédaction comportent des noms prestigieux1, est dirigée par Daniel Widlöcher et Pierre Fédida. Ses directeurs en exposent les objectifs dans l'éditorial de la première livraison. L'originalité de la démarche et les partis pris « idéologiques » sont si surprenants et dérangeants pour la pensée psychanalytique classique, qu'il nous a paru nécessaire, pour éviter de déformer leur pensée, de citer l'essentiel de leur propos.
« Cette Revue se propose d'être un instrument de travail de haut niveau permettant les échanges et les confrontations théoriques internationales… Le renouvellement des recherches en psychopathologie passe désormais par une confrontation entre des champs théoriques et des procédures opérationnelles hétérogènes, qui se désignent sous les intitulés de neurosciences, de sciences cognitives, de sciences sociales, de psychanalyse… Les pratiques de la psychopathologie, expérimentales ou cliniques, se trouvent au carrefour d'informations d'origines diverses dont on ne sait si elles traitent du même objet mais dont on ne peut méconnaître l'influence qu'elles exercent dans les processus de modélisation des “fonctionnements” humains et animaux… Il s'agit moins d'espérer… après l'échec du rêve d'interdisciplinarité… une anthropologie fondatrice de la connaissance psychopathologique que de soumettre entre eux à l'épreuve critique les modèles élaborés à l'intérieur de divers champs scientifiques (je souligne). Nous appelons fondamentale