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Ce livre de 316 pages reprend cinq articles publiés entre 1985 et 1990, comporte sept autres chapitres, un avertissement, une introduction, un index des noms et un index des notions. C'est un ouvrage important qui témoigne de la venue à pleine maturité de la réflexion d'un psychanalyste tout à la fois ouvert aux grands problèmes du temps et soucieux de maintenir la plus grande exigence dans la théorie comme dans ce qu'il laisse voir de sa pratique, les deux étant étroitement articulées.
Une certaine sophistication de l'écriture qu'on lui connaît est ici au service de démonstrations pleines de vivacité qui stimulent la réflexion. P. Fedida revient souvent, directement ou indirectement, à la phénoménologie, mais pour lui opposer la métapsychologie. Il entraîne son lecteur dans des parcours souvent inattendus, à travers le dédale de références érudites multiples à la mesure de sa vaste culture. D'où l'extrême difficulté d'en rendre compte et de les résumer sans les trahir.
Le titre du livre est justifié par le but déclaré : « … l'essai d'une théorie de la crise au sens que prend ce mot du rêve et du transfert. » Mais il est aussi la défense et l'illustration de la place de la psychopathologie dans ses rapports avec la psychanalyse, préoccupation évidemment liée à l'itinéraire personnel de l'auteur, à ses fonctions institutionnelles, l'Université et l'APF. Intéressante est la place qu'il donne dans la transmission de la psychanalyse à l' « analyse de supervision » (comme dans son article de la RFP, 1991, 2).
Par « l'accroissement des exigences intrinsèques à la métapsychologie », P. Fedida entend lutter contre « les phénomènes de dogmatisation dans la pensée et le langage de la psychanalyse ». En découle « la nécessité d'une clinique