You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
L'entente et les échanges entre les Sociétés psychanalytiques française et britannique ne comporteraient-ils pas les mêmes aléas, les mêmes ambiguïtés que l'historique « Entente cordiale »?
A vouloir gommer les différences, il arrive que se trouvent réduites à quelques éléments simples, simplifiés, la richesse et la diversité d'une pensée distincte de la nôtre. Comme si le rapport de la théorie et de la clinique, la notion de contre-transfert, l'importance du préconscient, pour ne citer que ces quelques questions abordées par M. Parsons, lors d'une conférence à la SPP2, nous unissaient dans une même réflexion, alors que de part et d'autre de la Manche, la démarche est loin d'être similaire.
Malgré toute sa prudence et sa retenue, le livre d'Eric Rayner nous incite à nous interroger sur nous-mêmes. Paru dans la collection « Histoire de la psychanalyse », l'ouvrage vient à point nommé pour lever les barrières et les confusions et faire saisir l'originalité d'un courant de pensée mal connu dans son ensemble. Ne sommes-nous pas enclins, le plus souvent, quand nous ne cherchons pas tout simplement à l'écarter, à rabattre sur du connu la spécificité d'une pensée ou d'une sensibilité autre que la nôtre, ou encore à la détacher de la tradition dans laquelle elle s'inscrit?
Or « le passé empirique et darwinien » (p. 342) typiquement britannique, autant que le romantisme philosophique européen marquent profondément l'esprit