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Ce numéro du Cahier du 13e, a pour objet « les Interruptions du traitement », c'est en dire d'emblée tout l'intérêt.
Il s'ouvre sur un article de D. Cahn et C. Rueff-Escoubes, présentant les résultats d'un séminaire qui s'est poursuivi durant quatre ans sur ce sujet.
Ce travail, complété par celui de D. Garaudet, retraçant l'évolution de la pensée de Freud sur ce thème, constitue le cadre de réflexion à partir duquel se déploie une série de contributions cliniques.
Après avoir décrit les différentes modalités d'interruption du traitement rencontrées, les auteurs proposent un certain nombre d'hypothèses liées aux patients (dans la majorité des cas il s'agit de personnalités narcissiques) ou/et à l'Analyste (ses mouvements contre-transférentiels, ses contre-attitudes, ses erreurs techniques). En simplifiant, ces hypothèses s'articulent autour d'une problématique de l'identique, d'une confusion sujet-objet.
Le cas de Noël, présenté par A.-M. Baumgarten et J.-L. Chauvet illustre parfaitement le questionnement du séminaire animé par D. Cahn. J'en supprime abusivement la richesse du contenu, ne citant qu'une phrase : « La passion du lien transférentiel contraint Noël à la rupture par crainte d'y être assujetti ; son moi hypertrophié, tyrannique et en déréliction ne peut supporter l'altérité, par la rupture il cherche à restaurer son unicité narcissique. »
Variation sur le même thème, le commentaire d'une thérapie d'enfant asthmatique présenté par O. Gagne, nous décrit le type d'impasse dans laquelle est enfermé le sujet allergique, à savoir un interdit à être, la seule identité qu'il possède étant celle de l'autre. C'est la mère qui rompra la relation thérapeutique, vécue comme trop dangereuse car menaçant la fixité du lien.
Dans une réflexion critique aiguë, L. Abensour tente de comprendre après-coup, le sens de la rupture du traitement chez deux patients confrontés à la mort d'un être proche. Dans ces deux cas, dit-elle, « se réalise, au prix d'une dépossession totale de s