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Un feu divin ainsi nous pousse le jour et la nuit A ouvrir la brèche. Donc, viens ! que nous contemplions l'ouvert
Et cherchions ce qui nous est propre, si loin qu'il puisse être.
Dans Dialogue avec les schizophrénies, livre difficile d'accès, disons-le d'emblée, faisant communiquer de façon parfois déconcertante, mais toujours originale et profonde, des domaines de pensée éloignés, J. Gillibert fait le bilan de sa longue expérience thérapeutique avec les schizophrènes.
Livre d'expérience donc, livre de conviction, mais livre de critique aussi, voire de polémique vigoureuse, avec tous ceux qui ont réfléchi à ces difficiles questions, livre qui, en voulant instaurer en ce domaine une rigueur de la pensée, approfondira par là même ses propres principes.
Donnons d'abord le parcours d'ensemble. Refusant à la schize toute antériorité que ce soit, J. Gillibert pose au commencement les piliers de sa réflexion : « séparations rapport Inconscient/Conscient, temps, hallucination, onirisme ». Puis une discussion avec Freud à propos du président Schreber permet de situer l'une par rapport à l'autre paranoïa et schizophrénie (Bleuler). Une réflexion sur la machine et l'automatisme mental (Tausk, Clérambault, Searles) conduit à rejeter comme insuffisante toute interprétation qui négligerait le devenir et les transformations de la machine. La critique de M. Klein et de Bion aboutit alors à un chapitre central du livre (nous y reviendrons) : « La perte identitaire ; les