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Le titre du livre de notre collègue A. Potamianou correspond parfaitement aux éléments de son contenu. La notion d'état-limite sera interrogée et approfondie en privilégiant le registre économique, et particulièrement l'instabilité des limites.
Cette élaboration métapsychologique permettra de comprendre en quoi la notion d'espoir, à l'éclairage de ces données particulières, diffère de celles d'autres auteurs pour devenir, ici, un bouclier défensif, le lien, certes ténu, mais qui arrive à persister, de la relation à l'objet et au monde.
Cet ouvrage convoque les positions de nombreux auteurs sur la notion d'état-limite, notion dont on connaît l'importance psychanalytique depuis quelques décennies.
Après avoir présenté les approches de Kohut, de Kernberg, de Bergeret, de Winnicott, de Green, A. Potamianou insiste sur le terme « état », au détriment du terme structure et surtout sur son instabilité au regard de l'organisation des limites, à l'intérieur comme à l'extérieur. Cette position lui permet d'englober les organisations narcissiques et borderline dans cette catégorie, et ce dès l'introduction ; position spécifique sans être singulière et qui sera sujette à critique chez certains lecteurs.
Cette catégorie pose, selon l'auteur, deux questions de base dont les réponses, aux multiples résonances, feront la richesse de ce livre : celle des investissements et contre-investissements, an cœur de cette économie instable (en contiguïté mais différente, de par ses mouvements oscillatoires, des registres névrotique et psychotique), celle des mouvements d'intrication et de désintrication pulsionnelle.