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La cure analytique ne suspend pas le temps, elle n'est pas intemporelle ; elle ouvre un autre temps, celui d'un présent indéfini où peuvent s'explorer tous les passés, se construire tous les avenirs. Ce temps est celui de l'être, en deçà du temps du faire, en deçà du temps sécable des horloges, le temps des événements et des actions, le temps irréversible de la vie et de la mort. La séance inscrit ce temps de l'être entre deux parenthèses, celle de son début et celle de sa fin ; l'analyse elle-même s'inscrit dans un vaste système de parenthèses au sein de la temporalité ordinaire. C'est ainsi qu'un fantasme d'immortalité peut s'installer au sein même de la cure, et que se risque l'analyse interminable. Le propos est illustré par la référence à une œuvre de science-fiction d'Isaac Asimov.