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Psychanalyse à l'Université va cesser de paraître. J. Laplanche en fait l'annonce dans le dernier numéro d'octobre 1994, mettant fin pour des raisons économiques à dix-neuf ans d'une collaboration fructueuse entre l'Université et la Psychanalyse.
Cette revue avait été créée en 1975, au moment de l'essor de l'enseignement de la psychanalyse à l'Université, pour être principalement l'organe de publication des recherches du laboratoire de psychanalyse et de psychopathologie à Paris VII. Dans son éditorial du premier numéro de 1975, J. Laplanche rappelait que « Freud, dans son écrit de 1919, “Faut-il enseigner la psychanalyse dans les Universités ?”, examinait les rapports de ces dernières en termes des bénéfices que chaque partie pouvait en retirer. L'avantage était au profit de l'Université, la psychanalyse s'étant organisée par nécessité pour se passer d'un enseignement en des lieux officiels… ».
La conviction que la psychanalyse peut y trouver un certain regain présidait à la naissance de cette revue. J. Laplanche avait pour ambition de lui donner une rigueur qu'il ne trouvait pas ailleurs, s'insurgeant contre l'emprise de la mode, contre « l'insolente complicité de l'air du temps » qui amenait à une certaine superficialité dans l'argumentation et la démarche intellectuelle. On peut dire que ce but a été atteint dans la mesure où l'exigence de pensée et de l'argumentation psychanalytique a toujours marqué le style de cette revue.
L'absence délibérée de thème central propre à chaque numéro permettait un certain éclectisme et créait parfois la surprise du lecteur, ce qui fait partie du plaisir de lire. Notons que si le n° 1 contenait quelques arguments de J. Laplanche sur « Pulsions de vie », le dernier numéro nous élève par l'intermédiaire d'Y. Brès dans la mélancolie augustinienne et nous ramène au deuil chez Stendhal (« Deuil et symbolisation » chez Stendhal-A. Hage), achevant ainsi la vie de cette revue.
A la disparition de Psychanalyse à l'Université fera suite la na