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Ce travail propose un voyage, une expérience et une aventure de pensée à travers la métapsychologie freudienne et singulièrement cette partie de la métapsychologie, cette option métapsychologique que je propose d'appeler la métapsychologie des processus.
Il poursuit différents objectifs articulés entre eux mais néanmoins disjoints.
Le premier est de créer l'occasion d'un vaste débat autour des fondements, de la cohérence d'ensemble et du noyau de processus organisateurs des principales articulations des concepts de base de la métapsychologie. A une époque où l'on dit celle-ci menacée - accusée d'un côté de désuétude dans ses options épistémologiques et de l'autre d'être à l'origine d'un foisonnement qui produit une babélisation théorique confusante -, il m'a semblé opportun de tenter de ressaisir les enjeux fondamentaux et les problèmes de sa construction d'ensemble.
En particulier, c'est le second des objectifs mis au travail dans le rapport, il me semble qu'une large partie de nos débats théoriques actuels provient de ce que l'ensemble des conséquences théoriques du tournant de 1920 - avec l'introduction de l'automatisme de répétition au-delà du principe du plaisir - n'ont pas toutes été dégagées et que coexistent encore bien souvent dans nos échanges des énoncés qui supposent le primat du principe du plaisir-déplaisir avec d'autres qui au contraire supposent le primat d'un au-delà du principe du plaisir. Or, s'il y a certaines zones de recoupement, d'articulation et de compatibilité entre les fondements de la première métapsychologie et ceux de la seconde, il y a aussi des alternatives qui, à ne pas être reconnues, rendent confus certains débats et freinent l'intelligibilité clinique.