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Les rapports riches et complets que Roussillon et Widlöcher ont rédigés sur la Métapsychologie m'apparaissent encore plus appréciables, parce qu'ils abordent un sujet dont les psychanalystes parlent très peu, du moins à l'heure actuelle.
Une telle situation est imputable à toute une série de raisons véritablement complexes dont l'approfondissement demanderait un espace bien plus important que celui qui a été prévu pour cette communication.
Pour ce qui est de ce contexte, je me propose de hasarder une réflexion se bornant à certaines causes qui pourraient entrer en jeu.
A mon avis, toute discussion ayant trait à la Métapsychologie entraîne la présence de deux questions fondamentales, l'une d'ordre théorique et l'autre d'ordre affectif.
Sur le plan théorique il s'agit d'une tâche extrêmement ardue, non seulement pour la difficulté du sujet, mais aussi parce qu'il est nécessaire d'accéder (comme André Green nous l'a rappelé lors d'une intervention) - par les instruments que la conscience nous offre - à ce qui se trouve au-delà de la conscience elle-même.
Il faut souligner, entre autres choses, que la psychanalyse contemporaine s'engage de plus en plus à élargir ses propres frontières, outre les limites que Freud (1937) avait idéalement tracées. L'étude et le traitement de ce qu'on appelle « pathologies graves » ne cesse de s'étendre, suscitant un grand intérêt auprès d'un nombre croissant de psychanalystes.
Il est bien évident que la métapsychologie traditionnelle n'est pas toujours indiquée pour encadrer ces phénomènes, et que l'exploration de ces nouveaux « territoires » demande souvent l'apport d'outils théoriques ultérieurs fournissant une orientation plus convenable. Widlöcher (1995) indique dans son