You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Le rapport de René Roussillon est passionnant.
Il va en effet droit aux limites de la mise en pensée. En questionnant les modèles d'une théorie des « processus » de représentation, il nous invite à interroger et à mesurer en dernière analyse, par une sorte de redoublement du regard métapsychologique, les moyens que nous avons d'exprimer et d'utiliser la récurrence de la théorie quand, elle-même, elle cherche à penser son propre travail de théorisation.
C'est une démarche qui, naguère encore inhabituelle en psychanalyse, est aujourd'hui devenue nécessaire. Seules quelques recherches - auxquelles j'ai pu participer - se sont intéressées, depuis ces dernières années à des questions de cet ordre : par exemple à propos des différences entre modèles dits scientifiques et modèles psychanalytiques, ou des relations du transfert et du contre-transfert. Et elles ont attiré l'attention sur les modifications ambiguës et profondément problématiques, certainement liées à une interrogation sur la place du sujet de la représentation théorique mais aussi du corps dans l'appareil psychique que Freud a introduites dans sa représentation de la métapsychologie, après 1920. Comment, alors, ne pas être intéressé ?
Le choix de Roussillon se porte audacieusement, au milieu d'autres considérations à propos de la représentation des processus, sur l'étude des modèles, qui l'ont attiré de bonne heure, de la paradoxalité, considérés par lui - à juste titre, je crois - comme une sorte d'heureuse avancée récente, et peut-être extrême, de la pensée psychanalytique. Ces modèles spéciaux nous offrent d'excellentes opportunités de discussion.
Pour tenter d'éclairer davantage le cas, certainement fort particulier, des