You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Le rapport de R. Roussillon est une ouverture fondamentale : l'engagement de la pulsion dans les phénomènes transitionnels.
Les remarques de D. W. Winnicott sur la pulsion sont-elles une simple réaction aux « échanges interanalytiques de l'époque » comme le souligne R. Roussillon ?
Winnicott, malgré son génie clinique et thérapeutique, nous a laissé une description, une phénoménologie, une psychologie de l'objet transitionnel. Mais le concept d'objet transitionnel n'a pas de véritable statut métapsychologique. Cette impasse théorique ouvre la porte à des constructions génétiques qui renouent avec la psychologie traditionnelle ou avec une conception relativement aconflictuelle de la naissance du psychisme humain.
Je tenterai d'aborder ce problème en cherchant à délimiter quelques ruptures « potentielles » avec les conceptions de Winnicott. Ceci me permettra d'introduire certaines réflexions autour de la créativité selon Winnicott et la sublimation pulsionnelle.
Winnicott instaure de ce point de vue une rupture qui se prolonge par une réflexion qui engage les fondements mêmes de la méthode psychanalytique. La créativité de Winnicott, l'espace transitionnel, est une aire du psychisme de l'enfant où le langage est dans les cas heureux en train d'advenir. Les modèles développés par Freud se sont complexifiés à partir du dire des patients. Ils demeurent liés à la parole, au mot, et dans le mot au mode de liaison entre la représentation de mot et la représentation de chose. C'est ainsi que je comprends, du moins dans une certaine mesure, les réticences de Winnicott à utiliser des concepts tels que l'identification primaire, la relation d'objet narcissique. Winnicott utilise d'autres mots pour tenter de préciser ce qui se passe lorsque le pré-conscient n'est pas encore « épais » dirait P. Marty ou en attente d'organisation par… ?