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« Cette poupée automate ne peut être autre chose que la matérialisation de l'attitude féminine de Nathanaël envers son père dans sa première enfance. »
« Un voyage »… « une aventure à travers la métapsychologie »… et « singulièrement la métapsychologie de processus », une telle invitation de René Roussillon, nous l'acceptons d'autant plus volontiers que la lecture de son passionnant rapport a éveillé en nous un grand intérêt, et que la métapsychologie des processus est au centre de nos propres réflexions.
La psychanalyse est une conception fondée sur une théorie de la représentation, surtout quand on la pense en termes de 1re topique. Avec la 2e, cela se complexifie au point que Roussillon et Widlöcher ont entièrement raison de tenter de définir l'appareil psychique comme un « ensemble des processus de transformation ». Bion a été le premier à le souligner. Une 2e topique intégrant fonctionnellement la 1re, permet en effet de penser l'avenir de la théorie analytique en tant qu'une métapsychologie des processus, plus exactement, en tant qu'une métapsychologie du processuel.
Si nous utilisons le terme de processuel c'est pour introduire une distinction indispensable, tout en soulignant une complémentarité, entre une théorie basée sur les représentations et les systèmes organisés - ce que l'on pourrait nommer, à cause de la prédominance des liaisons entre représentations, le représentationnel -, et une théorie du processuel centrée sur la notion de mouvement, de propriété de transformation de la pulsion, et les lois qui gouvernent ces changements au-delà des contenus. Ainsi, nous étions vivement intéressés par les