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La fresque que nous propose R. Roussillon est somptueuse : Winnicott et surtout Freud détruits/trouvés par l'auteur sont l'occasion d'une remise en perspective de la métapsychologie où chacun peut puiser selon sa sensibilité personnelle. Pour ma part, je choisirai la voie qu'ouvre l'auteur quand, en fin de parcours, il s'interroge : « Reste donc la question, pour la psychanalyse, des effets concrets, pratiques de toutes ces réflexions », réflexions à propos desquelles R. Roussillon craint qu'on « lui reproche l'insistance qu'il a mis à souligner le rôle de la réponse des objets dans la structuration psychique ».
Pourtant c'était bien là un des axes fondamentaux de son rapport que de préciser, à partir mais aussi au-delà de l'automatisme de répétition, l'importance de l'objet et ce plus spécifiquement dans le déploiement de la symbolisation. Métapsychologie des processus, précise R. Roussillon, le recours au concept de transitionnalité rendant compte du travail de transformation intrapsychique dont l'advenue est favorisée par une certaine présence de l'objet. C'est donc bien l'empreinte laissée par l'objet, moins dans un contenu dûment représenté, comme en témoignent les identifications secondaires, que dans la qualité même du tissu psychique que R. Roussillon interroge, invoquant, plus précisément, la constitution d'une symbolisation primaire, fondement de la symbolisation secondaire.
Les considérations de R. Roussillon m'ont d'autant plus intéressée qu'elles relancent mes propres préoccupations et nourrissent par leur richesse des hypothèses personnelles quant au rôle de l'objet dans la constitution de l'appareil psychique mais aussi de la cure. Si je me sens d'accord avec l'essentiel des positions avancées dans le rapport, je souhaite néanmoins défendre un point de vue qui, me semble-t-il, complémentarise celui de l'auteur.
Je m'aligne entièrement sur les théories de R. Roussillon quand il envisage l'apport de l'objet qui, par sa présence « suffisamment dévouée », s'