You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Rendre compte de l'écoute psychanalytique par la métapsychologie, c'est insister sur sa fonction d'intelligibilité des processus psychiques. Cependant, l'expérience nous confronte à un certain écart entre la théorie et la clinique. Cet écart, que nous désirons amenuiser, n'en demeure pas moins un espace de liberté intellectuelle que nous validons par la fécondité sur le destin de la cure. Le critère de validité prend en compte essentiellement la mise en activité du développement psychique qui est assimilable à l'appropriation subjective de soi. Voilà qui laisse entendre que le soi peut ne pas être approprié subjectivement. C'est à la métapsychologie que nous devons d'être éclairés sur les conditions qui rendent possible cette subjectivation. En fait, ce que nous souhaitons en plus de l'éclairage, c'est un cadre analytique permettant de faire coexister harmonieusement le réalisme empirique avec l'au-delà de la métapsychologie.
Quelle que soit sa valeur heuristique, la théorie n'est toutefois pas exempte de points aveugles. Certes, on peut la voir comme une structure a priori (contenant) qui reçoit le matériel (contenu) de la cure, mais l'une des conséquences possibles de cette structure, c'est que la parole de l'analysant prendra la forme de la détermination théorique. A prendre place dans les formes d'intelligibilité, le sens attribué au contenu n'est pas nécessairement adéquat. Le point culminant de l'épreuve émerge lorsque la théorie semble insuffisante ou obsolète pour le développement psychique. Les questions surgissent alors, on relit le ou les maîtres(s), et le travail théorique repart. Lorsque René Roussillon attire notre attention sur le primat de l'automatisme de répétition, tout comme lorsqu'il insiste sur la relation d'objet, il obéit à cette logique. « Attendre comme il était