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René Roussillon approfondit, de façon originale, l'aspect de la fonction rhétorique1 qui fait partie du fonctionnement de l'appareil psychique. Il la désigne comme « l'action d'influence inconsciente que la prosodie2, le rythme, l'organisation stylistique3 de la discursivité exercent sur l'auditeur ». Pour R. Roussillon, il s'agit d'une manière dont une action4 traverse l'appareil du langage sans s'y réfléchir.
Il ajoute que la rhétorique serait (nous pensons : risque d'être) un modèle de substitution, un éprouvé ou une motion pulsionnelle5 qui se transmet directement dans l'appareil de langage, en court-circuitant la fonction métaphoro-métonymique de celui-ci6. Ainsi continue R. Roussillon : « L'appareil de langage devient un appareil d'action7 à travers le langage : le travail d'écriture des écrivains spécialistes des effets de style (par ex. Proust, Céline) met en évidence cette utilisation particulière. »
Par ces réflexions, R. Roussillon cherche les origines du langage, sa source inconsciente et à la fois trace une lignée de l'évolution langagière ainsi que les écueils possibles au cours de cette évolution lorsque le côté primaire garde sa force d'action court-circuitant la fonction métaphoro-métonymique, fonction par excellence secondarisée.
Cette formulation démontrant les liens du langage avec l'action, nous