You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Le riche rapport de R. Roussillon sur la métapsychologie des processus nous soumet de nombreuses hypothèses théoriques dont certaines bousculent nos modèles. Je porterai ma réflexion sur les ratés de ce qu'il désigne comme « symbolisation primaire » dans le cadre des occurrences psychosomatiques, ainsi que sur son approche de l'historisation dans ce contexte. Ce faisant, j'évoquerai aussi un de ses articles récents : Perception, hallucination et solution « Bio-logique » du traumatisme qu'on peut considérer comme un prolongement du rapport.
Elle suppose un travail psychique de subjectivation de l'expérience brute. Il y aurait un premier type d'enregistrement de cette expérience impliquant l'idée d'une mémoire précoce ou archaïque, de nature essentiellement perceptive et s'enregistrant selon des « logiques perceptives ». Elles seraient ensuite ressaisies dans une logique infantile, logique d'origine animique, lieu de la symbolisation primaire supposée. Il importerait donc de bien maintenir l'écart entre la trace mnésique perceptive et la trace mnésique représentative inconsciente. L'échec de la traduction d'une époque et de sa trace dans l'époque suivante conduirait aux Fueros (terme emprunté à Freud), notamment aux fueros par défaut de passage de la trace mnésique perceptive en trace mnésique inconsciente qui représente un premier travail de transformation, une première forme de subjectivation primaire, un défaut donc de symbolisation aboutissant à un clivage.