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Les rapports entre la métapsychologie et la pratique sont plus que jamais matière à réflexion. Il y est répondu bien souvent par deux évidences quelque peu contradictoires. L'une est qu'une pratique ne peut se passer d'un cadre théorique, l'autre est que ce cadre, comme le terme même l'indique, définit les limites du champ alors que la clinique décrit le travail de l'esprit, aussi bien celui de l'analysant que de l'analyste. Quand le psychanalyste est en situation d'analyse, la métapsychologie serait seulement implicite, cadre préconscient de la pensée. Elle ne s'expliciterait que dans le récit du cas et le commentaire théorique, dans l'après-coup de l'expérience.
Mais ces évidences ne permettent pas de prendre une position claire devant le problème posé par le pluralisme théorique actuel, qui est aussi celui des métapsychologies. Ce problème n'est certes pas nouveau mais revêt une grande acuité du fait d'une plus grande tolérance des écoles, d'échanges scientifiques plus ouverts, et aussi d'un besoin lié à la diversité des pathologies traitées et à l'extension des indications. Que faire avec des patients de plus en plus « atypiques » ? Ne doit-on pas adapter notre cadre conceptuel, aussi bien que notre technique, à cette diversité ? Le dogmatisme est de moins en moins accepté, tant celui des institutions que des maîtres à penser.
Face à ce pluralisme métapsychologique, il semble nécessaire de préserver ce qu'on a appelé le « fond commun » de la psychanalyse (Wallerstein, 1988-1990). Encore faudrait-il s'entendre sur le sens de ce terme. Pour les uns c'est la pratique clinique, indépendamment du cadre métapsychologique. Pour les autres, c'est la métapsychologie de Freud, indépendamment des développements ultérieurs.
Cette idée d'un fond commun est essentielle, mais les deux interprétations proposées ne sont pas entièrement satisfaisantes. Il est douteux qu'une clinique existe sans métapsychologie. Ce serait d'ailleurs admettre que la référence