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La métapsychologie est aujourd'hui l'objet d'attaques multiples venant des horizons psychanalytiques les plus divers. Chaque penseur important semble avoir « sa » métapsychologie. D'autres lui contestent toute valeur scientifique. A la critique déjà ancienne de Lacan en France (Lacan, , p. 343, 1956, p. 466, , p. , 1964, p. 851) se sont ajoutées depuis vingt ans celles d'auteurs nord-américains comme M. Gill (1975), G. Klein (1976, p. 48), Kohut , Schäfer (1976), dont les travaux ont été discutés dans les volumes 5 et 6 de cette Revue en 1985. La position de Schäfer a aussi été exposée et contestée par D. Widlöcher en 1984. Pour tenir compte de ces critiques tout en sauvegardant ce qui lui semble être l'essentiel de la métapsychologie, Daniel Widlöcher nous en propose aujourd'hui une nouvelle définition.
Les analystes aux théories les plus diverses peuvent se reconnaître mutuellement quand ils parlent clinique. En outre, tout récit clinique implique une métapsychologie. Daniel Widlöcher propose donc d'entendre par Métapsychologie « le travail de l'esprit… qui consiste à construire un modèle du fonctionnement de l'esprit, ou du moins de cette partie de la vie de l'esprit qui est spécifiquement intelligible dans le mouvement de pensée induit par la rencontre psychanalytique ». Autrement dit, « la métapsychologie, science et non objet de la découverte, théorise la vie de l'esprit telle qu'elle se manifeste lors de cette découverte ». Une telle définition est pour Daniel Widlöcher compatible avec celle que Freud a donnée en 1915 dans « L'inconscient » : « Je propose de parler de présentation métapsychologique lorsque nous réussissons à décrire un