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1 / Nous nous sommes demandés avant tout ce que pouvait suggérer un titre d'une telle portée; ce que l'écoute, acte clinique comme l'observation a à voir avec les postulats métapsychologiques, avec la doctrine freudienne (ici notre pensée va immédiatement à la pulsion et à la question de la représentation psychique). De plus : pourquoi écoute et pas communication ? Le terme de communication se prête à la conception d'un échange spéculaire entre les partenaires du rapport analytique; point de vue qui semble jouir actuellement de nombre de consentements parmi nos collègues; alors que l'écoute met l'analyste (A.) dans une position asymétrique par rapport à son interlocuteur. Avec une différence importante toutefois par rapport à l'image du chercheur qui utilise un microscope : dans ce cas, l'A. à l'écoute est comparé à un récipient en attente des indications qui viennent du patient (P.), contrepartie au rôle actif.
Nous examinerons par la suite le second terme du titre, la métapsychologie.
2 / Ce qui est activé dans l'A. à l'écoute est une sorte d'empathie sensorielle, qui concerne ce que Freud indiquait comme l'instrument que tout homme possède dans son inconscient et qui lui permet d'interpréter le mode selon lequel s'exprime l'inconscient des autres. Quelque chose de très proche de ce noyau symbiotique qui nous donne les cordes qui nous permettent d'entrer en contact par l'intermédiaire des sensations corporelles, la syntonie des rythmes, les « fantaisies dans le corps », le fait d'être ensemble dans le fleuve et autant d'autres expressions qui ont été trouvées pour faire allusion au lien primaire.