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Le débat en psychanalyse n'a pas pour seules fins de récompenser le travail du conférencier, ni de gratifier son narcissisme ou celui des discutants. J'espère avoir précisément montré que le pluralisme des théories était inscrit dans le mouvement évolutif de la métapsychologie et, avant tout, dans une métapsychologie des processus de transformation (ou métapsychologie du changement). La confrontation et le débat n'ont pas pour but d'unifier les points de vue mais, au contraire, de rendre sensibles les divergences, de révéler ainsi les ambiguïtés et les contradictions, de casser tout dogmatisme et tout consensus routinier pour montrer à travers quels écarts cliniques, théoriques et techniques se développe dans la complexité la connaissance psychanalytique.
En présentant un ensemble de propositions concernant aussi bien la théorie de la métapsychologie que la communication clinique, on pouvait s'attendre à une certaine dispersion des discussions en rapport avec la grande ouverture du champ. Métapsychologie de l'écoute ? Il fallait aussi bien traiter de la métapsychologie que de l'écoute. Ceci fut fait à partir de l'histoire de la métapsychologie dans le rapport écrit et, articulé étroitement avec la clinique, dans la présentation qui en fut faite oralement. Cette référence à la clinique a porté aussi bien sur une observation personnelle, sur des témoignages de l'auto-analyse de Freud que sur des présentations de cas contemporaines.
Je rappellerai brièvement ici ce que j'ai développé récemment (D. Widlöcher, 1995)1, à savoir l'idée que la présentation d'une « vignette clinique » a moins pour but de prouver que d'illustrer un point de vue. Ce dernier a pour fonction d'être une hypothèse de travail applicable en clinique. Le progrès consiste moins à prouver la valeur de vérité d'une telle hypothèse en face des