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Ce texte a pour but de distinguer la peur de la mort liée à l'instinct normal de conservation et l'angoisse de mort qui, selon moi, serait assimilable à l'angoisse psychotique.
Elle impliquerait en effet la croyance, inconsciente souvent, en la possibilité de subsistance d'une âme sans corps (sans l'espoir de réincarnation), ce qui me paraît être l'essence même de l'angoisse psychotique.
Sentiment de perdre ses limites, sa consistance de chose réelle parmi les choses, avec les instruments, le système neuromusculaire, permettant d'exercer sa volonté, c'est-à-dire perdre son corps.
Devenir l'agent exclusif de sa mort peut apparaître à certains comme le triomphe ultime de leur narcissisme blessé dès l'origine, puisqu'ils ont été faits, qu'il ne se sont pas autocréés.
Ce narcissisme semble pouvoir n'être comblé que par la liberté, cette fois-ci ressentie comme absolue, quasi divine (Kirílov), se se « défaire », de se détruire corps et âme.